Apple Intelligence ne viendra pas sur votre vieux iPhone, et l’annonce à la WWDC a dû piquer. Sauf que la liste de ce que vous récupérez quand même est plus longue qu’il n’y paraît.
iOS 27 opère un découpage du parc iPhone en trois catégories qui ne laissent aucune ambiguïté. Les iPhone 15 Pro et les modèles plus récents embarquent Apple Intelligence dans sa version complète, avec le nouveau Siri conversationnel et toute sa cavalerie IA. Les modèles de l’iPhone 11 jusqu’à l’iPhone 15 et 15 Plus (une large part des appareils encore actifs en France, pour peu qu’on regarde les chiffres d’usage réels) reçoivent bien la mise à jour, mais sans les fonctions d’IA, faute de la puce ou de la mémoire vive requise. Quant aux iPhone XS, XR et antérieurs, la porte est définitivement fermée.
Pour les abonnés qui comptaient sur le nouveau Siri, le découpage est évidemment frustrant, mais il masque un lot de fonctionnalités et d’optimisations qui changent l’expérience quotidienne sans que la moindre puce IA dédiée soit nécessaire.
Quelles nouvelles fonctionnalités votre iPhone récupère-t-il vraiment ?
La liste n’est pas négligeable ! L’AirPlay vers le HomePod et l’Apple TV gagne en vitesse, de même que l’AirDrop entre appareils voisins, deux fonctionnalités qui énervent régulièrement pour leur lenteur et qu’une bonne partie des abonnés utilisent quotidiennement. FaceTime s’enrichit d’une option double caméra (avant et dos simultanément pendant un appel, ce qui change quelque chose pour les parents qui tentent de montrer quelque chose à l’écran tout en restant visibles). Messages intègre une mini-application de dessin pour envoyer un croquis ou un message manuscrit, et les widgets XXL font leur apparition sur l’écran d’accueil, occupant une page entière pour afficher davantage d’informations d’un seul coup d’œil.
Le volume de l’alarme peut enfin être réglé indépendamment du volume système, une irritation quotidienne qui traîne depuis assez longtemps pour qu’on s’étonne qu’Apple ait attendu jusque-là. Les albums partagés peuvent avoir une date d’expiration, l’app Météo propose une vue résumée avec des prévisions horaires améliorées, et il est possible de coller du Markdown dans Notes ou de sauvegarder une frame de vidéo en photo fixe depuis Photos, autant de fonctionnalités qui ont en commun de fonctionner sur des appareils aussi anciens que l’iPhone 11.
Pourquoi les petites optimisations font toute la différence ?
À côté des nouveautés visibles, Apple a glissé dans ses notes de présentation une série de corrections techniques que la keynote WWDC n’a, évidemment, pas pris le temps de détailler (il y a des priorités). Ce que ces corrections représentent une fois cumulées est pourtant particulièrement significatif pour un appareil qui vieillit.
Safari consomme moins d’énergie et charge sa page de démarrage plus vite, ce qui compte quand la majorité des sessions commence par ouvrir un navigateur. Le déverrouillage de l’écran est plus fluide, le défilement dans la bibliothèque d’apps plus régulier. La gestion Bluetooth est plus économe en batterie, et les aperçus de l’état de la batterie sont plus précis (particulièrement utiles quand elle a accumulé quelques cycles de trop). Les messages non envoyés tentent automatiquement de se renvoyer, Mail charge les conversations plus vite et affiche les badges non lus avec plus de fiabilité, et l’amélioration de la synchronisation Messages entre appareils règle une incohérence qui agaçait en silence depuis des versions.
Pour un iPhone 11 lancé en 2019 ou un iPhone 12 de 2020, ces corrections cumulées se font sentir d’une façon plus mesurable que n’importe quelle nouvelle fonctionnalité visible sur du vieux matériel. Apple accompagnera ainsi l’iPhone 11 pendant sept années consécutives de mises à jour majeures, ce qui place la marque dans une catégorie à part quand on la compare aux promesses d’Android : Samsung a certes annoncé en grande pompe une politique de sept ans de mises à jour de sécurité pour ses Galaxy récents, mais le Galaxy S10, lancé la même année que l’iPhone 11, a reçu sa dernière version d’Android en 2022, soit quatre ans de moins. La longévité logicielle ne fait pas de bruit, mais elle constitue sans doute l’argument le plus concret pour ne pas changer d’iPhone avant d’y être vraiment contraint.
iOS 27 sortira cet automne, et votre iPhone 11 aura alors sept ans et tournera encore sous la dernière version de l’OS, ce qui est peut-être la seule forme de luxe qu’Apple ne facture pas en supplément.
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Par : Opera