Windows passe sous les 60 % de part de marché, une première historique

Même votre Corbeille sur Windows est touchée par un bug


C’est un chiffre historique qui vient secouer le monde de la tech. Selon les données fraîchement publiées par le service d’analyse StatCounter pour le mois de juin 2026, le système d’exploitation de Microsoft, Windows, a franchi un cap symbolique mais majeur.

Sa part de marché mondiale sur les ordinateurs de bureau (Desktop) a chuté pour la première fois à 56,55 %. Un score qui, il y a quelques années encore, aurait semblé totalement impensable.

Ce recul, observé sur la durée, semble profiter à des concurrents qui, bien que minoritaires, grignotent du terrain avec une constance remarquable. 

Pourquoi la part de marché de Windows chute-t-elle sous les 60 % ?

On observe un glissement progressif des utilisateurs vers d’autres plateformes, un phénomène persistant et maintenant quantifié. La barre des 60 % a été officiellement franchie à la baisse en juin 2026.

Cette érosion n’est pas soudaine mais le fruit d’une tendance de fond. Alors que le système d’exploitation de Microsoft reste le leader incontesté, il n’est plus l’unique option viable pour le grand public. D’autres acteurs, notamment Apple et la galaxie Linux, capitalisent sur les faiblesses perçues de l’ogre de Redmond.


Dans le détail, les chiffres de StatCounter montrent une nouvelle répartition. Derrière les 56,55 % de Windows, Apple maintient une position solide avec 16,37 % (en combinant OS X et macOS) tandis que Linux atteint 4,39% de présence.

Chrome OS, le système de Google, reste un acteur de niche avec 1,21 %. Mais la vraie dynamique est à chercher ailleurs. C’est un séisme silencieux qui reconfigure lentement mais sûrement le paysage informatique de nos bureaux.

Cette baisse de Windows est-elle vraiment fiable ?

Il faut interpréter ces chiffres avec une grande prudence. La méthodologie de StatCounter se base sur les visites de sites web intégrant son code de suivi et non sur un décompte des machines installées.

C’est un indicateur d’usage qui reste imparfait. Le plus gros grain de sable dans la machine est d’ailleurs la catégorie « Inconnu » qui représente un score colossal de 21,45 % du trafic. Impossible de savoir ce qui se cache derrière ce chiffre, qui a lui-même fortement augmenté.

macOS 26.4.

Cette incertitude ouvre la porte à de nombreuses hypothèses. S’agit-il de bots de scraping d’IA qui masquent leur identité ? Ou, plus probablement, d’un nombre croissant d’utilisateurs employant des navigateurs et des réglages de confidentialité plus stricts, empêchant la collecte de données ?

Dans ce cas, la part de Windows pourrait être artificiellement sous-estimée. Mais la tendance de fond du recul de Microsoft semble bien réelle.

Quels facteurs expliquent la montée en puissance de Linux ?

La progression de Linux, qui s’établit à 4,39 %, est le résultat de plusieurs facteurs convergents. Longtemps cantonné à un public de développeurs et d’experts, le système d’exploitation libre a opéré une mue spectaculaire.

Le premier catalyseur est sans conteste le gaming. L’arrivée du Steam Deck de Valve, tournant sous une version de Linux, a offert une vitrine médiatique et une légitimité sans précédent auprès des joueurs.

GeForce Now Linux

En parallèle, l’écosystème s’est considérablement amélioré. La compatibilité des jeux s’est envolée grâce à des outils comme Proton et les distributions phares (Ubuntu, Fedora, Linux Mint) offrent désormais une expérience utilisateur « clé en main », très loin de l’image austère d’autrefois.

Enfin, un certain mécontentement envers Windows 11 joue un rôle non négligeable. Ses exigences matérielles élevées, les polémiques sur la vie privée et la forte poussée vers les services en ligne ont pu convaincre une frange d’utilisateurs de tenter l’aventure alternative.



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