Bonjour à toutes et à tous,
Cette News de découverte sort pile au milieu de ce qui pourrait être un des plus longs ponts de cette année 2026 si l’on raccorde astucieusement les deux petits (?) ponts, si proches que c’en est de la provocation, du 8 mai et de l’Ascension. Alors, je m’interroge… me lira-t-on, quand c’est si bon de ne rien faire ? me lira-t-on, tant sont nombreux ceux qui considèrent que culture rime avec torture ? Si je sortais une News vide, qui s’en rendrait compte ? Puis, je repense au poème de Kipling et retrouve un peu le moral. Je ne suis pas seul à douter… Je ne suis pas seul à croire…
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir
Bon, ce n’est pas tout. Je voudrais évoquer avec vous la puissance de l’imagination. Pauvre imagination, pauvre folle du logis, regardée avec une tendre commisération chez les enfants, méprisée chez les adultes, tout juste bonne pour les artistes, et encore, alors que, bien employée, c’est une puissante source de progrès. Tiens, regardez l’avion, par exemple. Il en a fallu de l’imagination pour s’élever au dessus du sol, non ?
Prenons un autre exemple. Des données, des statistiques, rien de plus aride, de plus concret, de plus éloigné du rêve, n’est-ce pas ? Et pourtant, en laissant vagabonder son esprit, en laissant momentanément la bride sur le cou à son imagination, des idées se mettent à germer. Et si… Si… Il ne reste plus qu’à faire le tri. On y va ?
Vous avez du mal à me suivre ? Vous considérez que les progrès résultent de l’utilisation de la raison et de l’observation ? Après tout, les oiseaux et insectes volaient et les feuilles mortes planaient alors que l’homme en était encore à se demander à quoi pouvait bien servir un cheval. Et vous en voulez à l’imagination de brouiller le sublime travail de la raison, de nous égarer sur des voies sans issue ? Vous avez probablement raison, ce machin n’aurait jamais dû exister :
Mais M’sieur, l’imagination, c’est dans la tête, la raison aussi, alors, si on savait regarder le cerveau, on pourrait… Oui ? Eh bien, voici :
STOP ! Moi, je retourne à Kipling (et dans la version d’André Maurois)
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
…
Tu seras un homme, mon fils.
Je vous souhaite un bon amusement et un bon mois de mai.
Au mois prochain
Tchao !