après Paris, Bruxelles va faire le point sur sa future application

après Paris, Bruxelles va faire le point sur sa future application



Ce mercredi 15 avril, la Commission européenne devrait en dire un peu plus sur sa future app de vérification de l’âge, qui vise à empêcher les mineurs d’accéder en ligne à des contenus illicites ou dangereux. Cet état des lieux intervient après deux initiatives de Paris, qui souhaite mettre en place un tel système dès la rentrée prochaine.

C’est la future app de vérification de l’âge par laquelle nous devrions bientôt tous passer pour nous connecter aux réseaux sociaux et à d’autres services. Promise pour la fin de l’année (2026), l’appli de l’Union européenne, qui vise à davantage protéger les mineurs en ligne, est testée dans six pays européens dont la France, Chypre, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et le Danemark. Et ce mercredi 15 avril 2026 en fin de matinée, la Commission européenne va faire le point sur ce futur outil, dont l’objectif est d’empêcher les mineurs d’accéder à des contenus en ligne inappropriés ou dangereux.

La conférence de presse qui concerne « l’application de vérification de l’âge à l’ère numérique » sera tenue par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la commissaire en charge de la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen.

En janvier dernier, Thomas Reigner, le porte-parole de la Commission européenne, avait rappelé que « cet outil européen de vérification de l’âge sera une obligation d’ici la fin de l’année ». Il « est actuellement testé dans différents États membres, y compris en France ». En pratique, « d’ici la fin de l’année 2026, les très grandes plateformes (tous les grands réseaux sociaux et les plateformes en ligne comme TikTok, Facebook, Instagram mais aussi YouTube, NDLR) auront bien l’obligation d’utiliser ces outils de vérification de l’âge ou de proposer des alternatives équivalentes, si elles le préfèrent, afin de garantir que l’accès des mineurs à leurs services soit compatible avec le droit européen et le droit national », expliquait-il. 

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En parallèle : deux initiatives françaises

L’annonce de la conférence de presse de la Commission européenne a eu lieu mardi 14 avril, quelques heures après deux initiatives du gouvernement français qui ont pu pousser l’exécutif européen à accélérer son calendrier. Dans l’Hexagone, la proposition de loi franco-française « visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » prévoit d’imposer des dispositifs de vérification de l’âge similaires, à partir du 1ᵉʳ septembre 2026.

Si ce texte est toujours en cours d’adoption, l’Élysée a annoncé, mardi 14 avril, que plusieurs chefs d’État et de gouvernement européens s’entretiendront en visioconférence jeudi 16 avril sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs. L’objectif serait d’harmoniser les positions sur le sujet entre l’Irlande, les Pays-Bas, l’Espagne, Chypre et la Grèce, rapporte Policito, ce mercredi. Bruxelles devrait également participer à cette discussion, ont ajouté nos confrères.

Un jour plus tôt, c’est Anne le Henanff, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, qui avait réuni les dirigeants des filiales françaises des grandes plateformes et réseaux sociaux, les acteurs de l’identité en ligne comme France Identité, mais aussi les services de la Commission européenne et les fédérations professionnelles, rapportait en début de semaine L’Informé.

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Tous ces acteurs ont été informés du calendrier prévu par l’exécutif français, l’occasion de « faire un point d’étape sur les solutions existantes, d’identifier les conditions d’un déploiement opérationnel à grande échelle et de poursuivre la mobilisation collective en faveur d’une protection effective des mineurs en ligne », a détaillé le ministère délégué chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique, dans un communiqué publié mardi.

La proposition de loi franco-française, toujours en cours d’adoption, devrait interdire aux mineurs de 15 ans d’accéder à certaines plateformes en ligne comme TikTok, Snap, Instagram, Facebook, YouTube ou encore Roblox. Elle pourrait s’appliquer, si le texte va au bout de son processus d’adoption, à partir du 1ᵉʳ septembre 2026.

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