Au Brésil, le réseau social X affirme qu’il respectera les décisions de justice, malgré la fronde d’Elon Musk

Au Brésil, le réseau social X affirme qu’il respectera les décisions de justice, malgré la fronde d’Elon Musk


Elon Musk semble vouloir enterrer la hache de guerre. Les avocats de X, le réseau social dont il est propriétaire, ont déclaré à la Cour suprême du Brésil que la plate-forme se conformerait à toutes les décisions rendues par le Tribunal supérieur électoral (TSE), selon une lettre consultée par Reuters, lundi 15 avril.

Le document adressé à Alexandre de Moraes, l’un des onze juges de la Cour suprême et qui préside le TSE, intervient dix jours après les violentes déclarations d’Elon Musk à son encontre. Ce dernier contestait une décision du magistrat, qui ordonne au réseau social X de bloquer certains comptes soupçonnés de propager la désinformation, dont la plupart sont des sympathisants de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsanaro (2019-2022). Remonté, le patron de Space X et de Tesla avait déclaré qu’il annulerait toutes les restrictions imposées par le magistrat et l’avait appelé à « démissionner ou à être destitué ».

« Comme déjà communiqué à la police fédérale, X Brésil informe que toutes les ordonnances émises par la Cour suprême et le TSE continueront d’être pleinement respectées par la X Corp », ont déclaré les avocats à Alexandre de Moraes. Un changement de position de la part de l’unité brésilienne de l’entreprise, qui avait assuré la semaine précédente qu’elle n’était pas en mesure de contrôler la volonté de la maison mère américaine de se conformer aux ordonnances du tribunal brésilien.

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Enquête sur les « milices numériques »

En réponse aux attaques d’Elon Musk, Alexandre de Moraes avait affirmé, dimanche 7 avril, qu’il imposerait des amendes de 100 000 reais (environ 18 150 euros) par jour pour chaque compte bloqué que X réactive. Le magistrat a également ouvert une enquête sur le milliardaire pour « instrumentalisation criminelle de X ».

M. de Moraes enquête sur les « milices numériques » qui ont été accusées de répandre de fausses nouvelles et des messages de haine pendant le gouvernement de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui a été déclaré inéligible en juin 2023 par le TSE. Le juge mène également une enquête une tentative de coup d’Etat de Bolsonaro après sa défaite électorale, en octobre 2022.

Selon Reuters, X a déclaré lundi avoir été citée à comparaître par le comité judiciaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis pour fournir des informations sur les ordonnances de la Cour suprême brésilienne concernant la modération du contenu.

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