L’appli de « vérification de l’âge » de l’Europe est « prête, d’un point de vue technique », précise Bruxelles

L'appli de « vérification de l'âge » de l'Europe est « prête, d'un point de vue technique », précise Bruxelles



À partir de la fin de cette année, nous devrions tous passer par l’appli de « vérification de l’âge » de l’UE ou par des systèmes similaires, pour nous connecter aux réseaux sociaux et aux grandes plateformes en ligne. Lors d’une conférence de presse ce mercredi 15 avril, Bruxelles a fait le point.

« Un contenu nocif et illicite », « un environnement néfaste au développement des cerveaux » des enfants … Pour empêcher les mineurs d’accéder à des contenus en ligne inappropriés ou dangereux, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la commissaire en charge de la Souveraineté technologique, Henna Virkkunen, ont présenté, ce mercredi 15 avril, lors d’une conférence de presse, un point d’étape de la future application de vérification de l’âge de l’Union européenne.

À compter de la fin de cette année, tous les Européens devraient bientôt passer par cet outil pour se connecter aux réseaux sociaux et aux grandes plateformes en ligne comme TikTok, Facebook, Instagram mais aussi YouTube.

L’app de l’UE est « prête, d’un point de vue technique »

Et à compter de ce jour, « notre application européenne de vérification de l’âge est prête d’un point de vue technique et elle sera bientôt disponible pour que les citoyens puissent en faire usage », a indiqué Ursula von der Leyen pendant la conférence. En pratique, les internautes devront « prouver qu’ils ont l’âge requis lorsqu’ils accèdent à des plateformes en ligne, tout comme des enseignes demandent une preuve de l’âge lorsque certaines personnes achètent des boissons alcoolisées dans leurs magasins », a-t-elle ajouté.

Les deux représentantes de l’exécutif européen n’en ont cependant pas dit plus que ce qui avait déjà été dévoilé. La présidente de la Commission a rappelé que la future app sera « facile d’utilisation », qu’elle pourra être paramétrée « à l’aide de son passeport ou de sa carte d’identité ». Elle respectera « les normes de confidentialité les plus exigeantes au monde, les utilisateurs vont pouvoir prouver leur âge sans révéler toute autre information confidentielle. En d’autres termes, on ne peut pas remonter jusqu’à l’utilisateur. C’est un service qui est totalement anonyme », a insisté la cheffe de l’exécutif européen. L’appli repose sur un « code source ouvert ». 

« Il n’y a plus d’excuses »

Résultat, pour les plateformes, « il n’y a plus d’excuses (…). Nous aurons une politique de tolérance zéro vis-à-vis des entreprises qui ne respectent pas les droits de nos enfants », a prévenu la présidente de la Commission européenne. Henna Virkunnen est, de son côté, revenue sur la confidentialité du système. Elle a indiqué que l’app est basée sur le « zero knowledge proof », les « preuves à divulgation nulle de connaissance » – ce protocole cryptographique permettra aux internautes de prouver à un tiers son âge, de manière sécurisée.

Pour la commissaire européenne chargée de la Souveraineté technologique, ce système permet aux utilisateurs de « garder le plein contrôle de leurs données. Et c’est extrêmement important parce que nous ne voulons pas que les plateformes scannent nos passeports, (…) ou nos visages », a-t-elle indiqué. 

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Henna Virkunnen a plaidé pour la mise en place « d’une solution unique pour l’Union européenne et pas à 27 solutions différentes ». « Il s’agit aussi de faire en sorte d’avoir la même solution technique partout dans l’UE. Le mécanisme de coordination (qui est en cours, NDLR), contribuera à mettre en place cette infrastructure publique numérique importante dans l’UE », a-t-elle ajouté.

D’autres pays avancent à grands pas

En pratique, l’appli européenne devrait être proposée parmi d’autres solutions nationales, a précisé Bruxelles, qui a rappelé que plusieurs pays, dont la France, avançaient sur le sujet à grands pas. Mardi, l’Élysée a annoncé que plusieurs chefs d’État et de gouvernement européens s’entretiendront en visioconférence jeudi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs.

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Un jour plus tôt, c’est Anne le Henanff, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, qui avait réuni les dirigeants des filiales françaises des grandes plateformes et réseaux sociaux, les acteurs de l’identité en ligne comme France Identité, mais aussi les services de la Commission européenne et les fédérations professionnelles. Dans l’Hexagone, une proposition de loi, toujours en cours d’adoption, prévoit d’imposer des dispositifs de vérification de l’âge similaires, à partir du 1ᵉʳ septembre 2026.

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