l’Union européenne veut harmoniser les tarifs

l'Autorité de la concurrence va mettre le doigt dans la prise


En voiture électrique, à la problématique de planifier son trajet au fil des bornes de recharge, il faut ajouter leur disponibilité effective (panne, occupation des sites), leur compatibilité (charge lente / rapide) et leur prix en fonction du réseau de distribution, avec des offres pas toujours compatibles voire verrouillées si vous n’avez pas le bon abonnement.

C’est encore pire si vous comptez circuler dans les pays européens voisins et il vaut mieux bien s’informer avant de tenter un périple. Après avoir poussé à l’implantation d’un réseau plus dense de bornes de recharge électrique, l’Union européenne compte s’attaquer aux grilles tarifaires et à l’information aux consommateurs avec une volonté d’harmonisation générale.

Mieux informer, éviter l’hétérogénéité

Si le temps ne presse pas encore, l’échéance de 2035, date à laquelle s’arrêteront les ventes de véhicules thermiques neufs pour ne laisser que les motorisations électriques, l’Europe veut préparer le terrain en amont et proposer une expérimentation harmonisée sur l’ensemble du Vieux Continent.


Choix du type de calcul (généralement au kWh ou à la minute), du mode de paiement (la carte bancaire devrait supplanter les cartes d’abonnement verrouillées) au moins pour les bornes de forte puissance, homogénéisation des affichages et indications…autant d’éléments qui devraient permettre de s’y retrouver plus facilement et de ne pas perdre de temps.

Un cadre standard et des exceptions si nécessaire

Or, actuellement, les tarifs peuvent beaucoup varier selon le réseau et la puissance de la borne utilisée. L’UE prépare donc une directive AFIR (Alternative Fuels Infrastructure Regulation) qui va tenter d’harmoniser le coût du plein d’électricité.

Elle prévoit notamment une tarification obligatoire au kWh (et non à la minute) pour les bornes offrant une puissance d’au moins 50 kW avec des moyens de paiement standard afin de lever les derniers freins à l’adoption.

La nouvelle réglementation doit entrer en vigueur en 2024 et fait toujours l’objet de discussions pour tenter d’envisager un cadre suffisamment large pour prendre aussi en compte certains cas spécifique et éviter une trop grande rigidité qui affaiblirait les modèles économiques et risquerait de freiner les déploiements et la mise en service de nouvelles bornes.



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