Meta licencie des centaines d’employés chargés d’améliorer l’IA… pour les remplacer par l’IA

Meta licencie des centaines d'employés chargés d'améliorer l'IA... pour les remplacer par l'IA



Meta a annoncé le licenciement de 700 employés de Covalen, sous-traitant de Meta, lors d’une visioconférence. La majorité des personnes licenciées étaient des annotateurs contribuant à l’amélioration des systèmes d’IA pour la modération des contenus.

Lors d’une brève visioconférence, 700 employés de Covalen, un sous-traitant de Meta, ont été avertis de leur licenciement. Sans surprise, la cause de ce licenciement est l’intelligence artificielle. Les employés concernés étaient principalement chargés de modérer et d’annoter les contenus partagés sur les différentes plateformes de l’entreprise.

Un licenciement par visioconférence 

Les vagues de licenciements s’enchaînent chez Meta. Nous apprenons aujourd’hui que 700 personnes travaillant pour la société Covalen viennent d’être licenciées. Cette société, basée en Irlande, s’occupe de gérer la modération et l’étiquetage de contenus pour Meta. Parmi les 700 personnes licenciées, 500 sont des annotateurs. D’après le Syndicat des travailleurs de la communication (CWU), les effectifs de Covalen seront réduits de près de moitié en comptant tous les plans de licenciements. 

L’annonce de ce plan de licenciement a été faite lors d’une brève visioconférence. Les employés concernés n’ont pas été autorisés à poser des questions, selon Nick Bennett, l’un des participants. Par ailleurs, une clause de Meta interdit aux employés licenciés de postuler chez un autre sous-traitant travaillant pour l’entreprise, durant 6 mois. 

Des modérateurs et des annotateurs remplacés par l’IA

Pour justifier ce plan de licenciement auprès des employés concernés, Meta ne fait pas mention de l’intelligence artificielle et parle seulement d’une « baisse de la demande et des besoins opérationnels ». En revanche, Erica Sackin, porte-parole de Meta, est plus directe dans un communiqué : « Comme nous l’avons indiqué en mars, Meta déploiera au cours des prochaines années des systèmes d’IA plus avancés afin de transformer notre approche en matière de modération et d’exploitation des contenus sur l’ensemble de nos plateformes, et ainsi garantir la sécurité et la protection attendues par les utilisateurs. Ce faisant, nous réduirons notre dépendance aux prestataires tiers et renforcerons nos systèmes internes ».

Comme mentionné précédemment, la majorité des employés licenciés sont des annotateurs. Leur travail consiste notamment à se faire passer pour un internaute malveillant, leur objectif étant de contourner les garde-fous imposés au modèle d’IA. Nick Bennett, employé chez Covalen, explique  « c’est un travail épuisant ». En fait, « on passe ses journées à se faire passer pour un pédophile ». 

Le travail d’une grande partie des employés licenciés était donc d’améliorer les modèles d’IA de Meta. Un employé ayant souhaité rester anonyme en arrive à une conclusion aussi cynique que réalise : « En réalité, on entraîne l’IA à prendre notre place ». 

Une modération majoritairement opérée par l’IA

On peut se demander si la modération opérée majoritairement par l’intelligence artificielle est pertinente sur les différentes plateformes de Meta, d’autant plus lorsqu’il est question d’enfants de moins de 13 ans. Pour rappel, l’entreprise de Mark Zuckerberg aurait généré des milliards de bénéfices grâce à des publicités frauduleuses. Certains diront que Meta laisse délibérément ces publicités frauduleuses proliférer sur ses plateformes à des fins financières, mais l’entreprise américaine s’en défend ardemment. 

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Source :

Wired



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